Nmon
| Fiche express | |
|---|---|
| Domaine | Monitoring système (CPU, mémoire, disques, réseau) |
| Commande | nmon
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| Contexte | Linux (paquet nmon) et AIX — outil historique de Nigel Griffiths (IBM)
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| Voir aussi | Systemctl · Sar |
nmon (Nigel's Monitor) est un outil de monitoring système libre, développé chez IBM par Nigel Griffiths, disponible aussi bien sur AIX que sur Linux. Il affiche en une seule vue tout ce qui compte en performance (CPU, mémoire, disques, adaptateurs, réseau, processus) et dispose d'un mode enregistrement pour garder une trace exploitable dans le temps.
Présentation
Points forts qui expliquent sa popularité en exploitation :
- léger : consomme très peu de ressources par rapport à ce qu'il affiche
- couvre l'ensemble du système en une seule vue (CPU, mémoire, disques, réseau, processus, NFS…)
- deux modes : interactif (diagnostic en direct) et enregistrement (fichier
.nmonexploitable a posteriori) - multi-plateforme (AIX et Linux), pratique pour centraliser le monitoring d'un parc hétérogène
- écosystème d'outils de post-traitement (nmon analyser, nmon2rrd, nmonchart) pour transformer les
fichiers .nmon en graphiques
Installation
# Debian / Ubuntu
apt install nmon
# RHEL / CentOS (dépôt EPEL)
yum install epel-release
yum install nmon
À défaut de paquet, un binaire statique est aussi téléchargeable sur le dépôt SourceForge du projet.
Utilisation interactive
Lancer nmon sans option ouvre un tableau de bord plein écran piloté au clavier :
nmon
Principales touches une fois dans l'outil :
c CPU par processeur/cœur
m mémoire
d disques (I/O)
n réseau
N NFS
j filesystems
t top processus
V mémoire virtuelle
+ augmenter l'intervalle de rafraîchissement
- diminuer l'intervalle de rafraîchissement
h aide
q quitter
Les touches sont cumulatives : appuyer sur plusieurs d'entre elles (par exemple c
puis m puis d) empile les vues correspondantes à l'écran.
Mode enregistrement (collecte)
Pour capturer des métriques dans un fichier .nmon exploitable ensuite (au lieu de
regarder l'écran en direct) :
nmon -f -s <intervalle_secondes> -c <nombre_captures> -m <répertoire_sortie>
# exemple : une capture toutes les 5 minutes pendant 24h, écrite dans /var/log/nmon
nmon -f -s300 -c288 -m /var/log/nmon
Le fichier généré est nommé <hostname>_<YYYYMMDD>_<HHMM>.nmon. Ce
mode tourne en tâche de fond et se termine seul une fois le nombre de captures atteint — pratique
à planifier via une tâche cron avant une fenêtre de charge à surveiller.
Analyse des fichiers .nmon
Le fichier brut est un CSV commenté, peu lisible tel quel. Deux outils de post-traitement courants pour le transformer en graphiques :
- nmon analyser — macro Excel fournie par IBM (Windows), génère un classeur complet à
partir d'un fichier .nmon
- nmonchart / nmon2rrd — scripts multi-plateformes qui produisent respectivement une
page HTML autonome ou des round-robin database (RRD) à partir des mêmes fichiers