Errlog

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Fiche express
Domaine Journalisation des erreurs système (RAS)
Commande / démon errdemon, fichier /var/adm/ras/errlog
Contexte AIX
Voir aussi Errpt (lecture/mise en forme), Errclear (purge)

Sous AIX, errlog désigne le sous-système de journalisation des erreurs (« RAS », Reliability/Availability/Serviceability) : le noyau signale ses événements (matériel, logiciel, exploitation) via le device /dev/error, le démon errdemon les récupère et les écrit sous forme binaire dans /var/adm/ras/errlog. Ce fichier n'est pas destiné à être lu directement — c'est Errpt qui le décode et l'affiche de façon lisible.

Le démon errdemon

errdemon est piloté comme les autres sous-systèmes AIX, via le SRC (System Resource Controller) :

lssrc  -s errdemon     # état du démon
startsrc -s errdemon   # démarrer
stopsrc  -s errdemon   # arrêter

Il est normalement lancé automatiquement au démarrage du système et doit rester actif en permanence : s'il est arrêté, les erreurs remontées par le noyau ou les applications ne sont plus journalisées (elles ne sont pas mises en file d'attente ailleurs, elles sont perdues).

Le fichier journal /var/adm/ras/errlog

/var/adm/ras/errlog est un fichier binaire de taille fixe, pas un fichier texte : chaque entrée y est enregistrée dans un format structuré (identifiant d'erreur, horodatage, classe, gravité, ressource concernée…), destiné à être décodé par Errpt à l'aide des modèles d'erreur enregistrés (ajoutés/mis à jour via errupdate).

Son fonctionnement est circulaire : une fois la taille maximale atteinte, les nouvelles entrées écrasent les plus anciennes. Il n'y a donc pas de rotation par renommage/compression à la façon de logrotate sous Linux — la seule limite est la taille configurée, et la seule façon de repartir d'un journal vide est de le purger (voir Errclear).

Consulter et ajuster la configuration

errdemon -l affiche la configuration courante (chemin du fichier journal, taille maximale du journal sur disque, taille du tampon mémoire) :

errdemon -l

Deux tailles distinctes peuvent être ajustées, toutes deux en octets :

errdemon -s <taille_octets>   # taille max du fichier /var/adm/ras/errlog sur disque
errdemon -B <taille_octets>   # taille du tampon mémoire (buffer) avant écriture sur disque

Les valeurs par défaut sont modestes (de l'ordre du mégaoctet pour le fichier journal) — à vérifier sur le système concerné avec errdemon -l plutôt que de supposer une valeur, les défauts pouvant varier selon la version d'AIX. Augmenter -s est utile sur un système qui génère beaucoup d'erreurs (matériel en dégradation, par exemple) pour éviter de perdre les entrées les plus anciennes trop vite ; augmenter -B réduit la fréquence des écritures disque mais retarde d'autant la visibilité des toutes dernières erreurs tant que le tampon n'est pas vidé.

Différence avec Errpt

  • errlog est la couche basse : le démon + le fichier binaire qui stocke les événements bruts. On n'y accède jamais directement en lecture.
  • Errpt est la commande de consultation : elle lit /var/adm/ras/errlog, applique les modèles de mise en forme et affiche un rapport lisible (résumé par défaut, détail avec -a, filtres par identifiant, classe, ressource, plage de dates…).

En résumé : errlog journalise, errpt rapporte.

Voir aussi

  • Errpt — commande de consultation/mise en forme du journal
  • Errclear — purge du journal